Ambiance tendue lors de ce dernier Conseil Municipal. Une fois de plus les débats, en l’occurrence principalement axés sur le compte administratif, ont été l’occasion de comprendre la nature des rapports entre Bernard Brochand et Philippe Tabarot qui semble ne pas encore avoir accepté la victoire électorale de la liste U.M.P. Il est vrai qu’avec seulement, environ un millier de voix d’écart, il est plutôt décevant de se retrouver, au sein de l’opposition, condamné à étudier des dossiers et à voter pour des délibérations qui seront, dans le meilleur des mondes démocratiques, systématiquement adoptées à la majorité. Aussi la séance a-t-elle été le théâtre de vifs échanges provoquant souvent des réactions intempestives au sein du public dont le silence est normalement garanti par le Maire.
Le montant de la dette de la ville (environ 274 millions d’euros !), a fait l’objet de nombreuses observations, la majorité affirmant la nécessité économique des investissements et l’opposition criant à la folie des grandeurs. La question de la gestion est en effet cruciale. S’il est vrai que l’ensemble des actifs cannois est largement supérieur à la dette annoncée, il n’en reste pas moins que le service de cette dette, c’est à dire le remboursement des intérêts, constitue toujours un poids important dans un budget, même lorsque les taux sont bas. Or, comme c’est aussi par le biais de la pression fiscale que l’argent entre dans les caisses, le coût de chaque initiative pèse forcement sur l’ensemble des contribuables. Au moment où le pouvoir d’achat des Français est en baisse constante, la priorité d’une bonne gestion ne serait-elle pas d’alléger le lourd fardeau des impôts et taxes en tous genres ?
Mais c’est surtout au regard des questions sociales que cette dette et les choix de la majorité municipale paraissent surprenants. La présence dans nos rues de sans-logis, l’activité toujours plus importante des restaurants du cœur et autres associations caritatives, le nombre encore insuffisant de logements sociaux donnent un caractère indécent à certaines dépenses. C’est la confirmation d'une vision essentiellement économique.
Le temps de la gestion dite du « bon père de famille » est bien révolu ! Celui du juste partage des richesses est loin de commencer…
Le Front National Cannes